Vous souhaitez vous marier à l'église ?

Le mariage est l’union d’un homme et d’une femme librement consentie, qui s’engagent dans un amour conjugal fidèle, que rien durant cette vie ne pourra détruire, disponibles pour accueillir de nouveaux enfants.

Lorsque le mariage concerne deux baptisés, ce lien conjugal prend un sens nouveau : il devient signe visible de l’alliance du Christ et de l’Église.

Une telle aventure mérite de s’y préparer. La préparation au mariage vise à nourrir le dialogue entre fiancés pour que chacun d’eux puisse en toute clarté prononcer un OUI libre et déterminé le jour du mariage et chacun des jours suivants…

La préparation au mariage est un moment favorable pour faire le point sur sa vie religieuse et approfondir ou redécouvrir la foi catholique.

Qui peut se marier à l’Église ?

La première condition nécessaire est d’être baptisé dans l’Église catholique. Il arrive de plus en plus souvent, qu’un catholique se marie avec une personne qui n’est pas catholique.

Celle-ci peut appartenir à une autre confession chrétienne, orthodoxe ou protestant. Nous sommes unis par un même baptême « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». La constitution d’un couple de chrétiens appartenant à des confessions différentes peut être une chance de faire progresser les relations entre les confessions. On parle d’œcuménisme.

Celle-ci peut appartenir à une religion non chrétienne, juive, musulmane ou autre. On parle d’inter-religieux. Dans ce cas, l’évêque peut autoriser le mariage à l’église au nom du baptême de celui qui est catholique. Il ne peut le faire que si les deux époux s’engagent à respecter leurs convictions mutuelles. Ce n’est donc pas une autorisation automatique. Il est indispensable de venir présenter votre projet à un prêtre, pour s’assurer que le mariage à l’église sera possible.

Celle-ci peut être sans religion, l’évêque peut alors donner son autorisation s’il y a une espérance fondée que la foi et la pratique chrétienne du catholique seront respectées. Là encore,ce n’est pas une autorisation automatique. Il est indispensable de venir présenter votre projet à un prêtre, pour s’assurer que le mariage à l’église sera possible.

Que faire avant tout ?

Il est prioritaire de venir paisiblement présenter votre projet au prêtre de votre paroisse en prenant RDV avec lui en appelant le secrétariat au 04.92.44.23.63. C’est là que vous serez informés de la possibilité de donner suite à votre projet.

Il vous faut aussi arrêter le lieu ; le jour et l’heure de la célébration. Ce peut être évidemment votre paroisse ou une église ou chapelle que vous connaissez. Attention, il n’y a que le curé de cette église ou chapelle qui peut donner son accord. Prenez le temps de le rencontrer.

Vous comprenez alors qu’il vous est demandé de prendre contact avec votre paroisse entre 10 et 8 mois avant la date envisagée.

Toutes ces questions réglées prioritairement, vous pouvez engager votre préparation.

La Préparation au Mariage est tout sauf un examen en vue de la délivrance d’un permis ! C’est une merveilleuse chance de vous poser des questions essentielles sur l’engagement que vous désirez prendre, le sens que vous voulez donner à votre couple et à votre future famille. Vous découvrirez ce que Dieu veut vous donner grâce à la Révélation biblique ; Comment l’Église vous accompagnera durant toute votre vie. Vous préparez votre célébration en recevant les mots de la prière de l’Église, etc.

Cette préparation se fait au cours des trois rencontres prévues avec le curé des paroisses du Haut Champsaur. Vous recevrez toutes les informations et le calendrier des rencontres lors de votre contact avec le secrétariat des paroisses à Pont du Fossé.

Les papiers qui vous serons demandés (si vous êtes tous les deux baptisés catholiques)

  • la date et le lieu précis de votre baptème
  • un acte de naissance chacun
  • une déclaration d'intention chacun

Vous souhaitez faire baptiser votre enfant ?

LE SENS CHRÉTIEN DU BAPTÊME

Beaucoup se posent des problèmes pratiques à propos d'un baptême : comment préparer le baptême ? Ou trouver des chants ? Quelles sont les conditions pour être parrain ou marraine ? etc. On se pose moins de question sur ce qui est pourtant l'essentiel : le sens du baptême, ce qu'il nous apporte, les raisons pour lesquelles on fait baptiser ses enfants...

1. Pourquoi fait-on baptiser son enfant ?

Parmi les parents qui demandent le baptême pour leur enfant, beaucoup ne sont pas des chrétiens pratiquants. Le baptême est souvent vécu d'abord comme une fête de famille : il célèbre la naissance d'un petit enfant autour duquel on se retrouve. Le baptême est l'occasion de donner à son enfant un parrain et une marraine qui auront avec lui une relation plus personnelle.

Il exprime aussi la volonté des parents de suivre la tradition familiale, d'élever leur enfant en leur faisant partager leurs valeurs et leurs principes moraux. Ils veulent leur transmettre ce qu'ils ont reçu. Cependant le baptême nous apporte beaucoup plus. Il a un sens profond que nous sommes invités à découvrir.

2. Que nous apporte le baptême ?

Le baptême a une signification spirituelle et évangélique d'une grande richesse. Il nous unit au Christ, il nous fait participer à sa mort et à sa résurrection et nous purifie du péché. Il nous donne l'Esprit saint qui apporte l'amour dans nos cœurs. Il nous rend pleinement enfant de Dieu et nous fait ainsi entrer dans la famille de Dieu qui est Père, Fils et Esprit. C'est une célébration ecclésiale qui nous fait entrer dans la communauté chrétienne, dans l'Église.

La différence entre le baptisé et celui qui n'est pas baptisé est plus spirituelle qu'extérieure, mais il y a aussi des différences extérieures, car le baptisé peut communier, recevoir la réconciliation et les autres sacrements et être enterré à l'église. Il fait parti de la communauté chrétienne et peut avoir des responsabibités dans l'Eglise.

3. Comment découvre-t-on tout ce que nous apporte le baptême ?

C'est souvent à l'occasion de la préparation du baptême et de sa célébration que les parents prennent conscience de toute la signification de ce sacrement pour la vie chrétienne. Ils peuvent en effet faire une réelle démarche de foi au Christ et participer activement à la vie de la communauté chrétienne. C'est parfois pour eux l'occasion d'un nouveau départ dans la foi. C'est habituellement au catéchisme que l'enfant découvre tout ce que le baptême lui a apporté

4. Que signifie les mots « baptiser et baptême» ?

Le mot « baptiser » est la francisation du mot grec "baptizein"qui signifie « plonger ». Baptiser, c'est plonger dans l'eau. Aujourd'hui, cette signification n'est plus guère évidente parce que les baptêmes liturgiques, en occident, consistent à verser un peu d'eau sur le front de l'enfant. - En anglais, il y a deux mots pour désigner la cérémonie du baptême : Baptism qui est plus liturgique et Christening qui signifie devenir chrétien.

Les mots baptême et baptiser sont souvent utilisés dans des domaines profanes. Baptiser signifie "donner un nom", rebaptiser : donner un nouveau nom. Le mot baptême peut designer une première expérience : baptême de l'air, baptême du feu.

 

Les symboles du Bapteme

  "...Il faut des rites. Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.C'est quelque chose de trop oublié, dit le renard..."Saint Exupéry - Le Petit Prince.

La célébration elle-même du baptême, les rites, le rituel, les signes que fait le prêtre peuvent être infiniment plus parlants. Aujourd'hui, nous allons essayer de les rendre parlants pour chacun de vous.

        a - L'entrée dans l'église.

Le mot "église" a une double signification : il signifie à la fois le contenant et le contenu, selon la manière dont on l'écrit. Quand je lis "église", je pense à un bâtiment, à un édifice religieux. Par contre quand je lis "Église", (avec un E majuscule) je sais qu'il s'agit de l'ensemble des chrétiens qui se reconnaissent disciples de Jésus Christ, dans la même communion de foi chrétienne. Quand les parents arrivent pour faire baptiser leur enfant, le célébrant les accueille à la porte de l'église-bâtiment, et c'est lui qui introduit l'enfant dans l'Église, la grande famille des chrétiens. Autrefois, il y avait même un geste symbolique : il posait son étole sur le corps du bébé pour faire avec lui les premiers pas dans l'église. Rappelez-vous le sens étymologique du mot grec "Église" : assemblée des fidèles convoqués. Voilà des gens qui ont été appelés, qui viennent de partout, qui se rassemblent parce qu'ils ont répondu à une convocation : c'est l'Église. Les parents qui viennent avec leur bébé ne font que répondre, eux aussi, à l'invitation entendue ("Je voudrais bien, dit Dieu, que votre enfant devienne mon enfant"). A l'appel entendu, ils répondent oui, et le geste du prêtre qui accueille et introduit dans l'église prend toute sa signification si les parents sont pleinement conscients de la démarche qu'ils font et qui les engage à vivre dans l'Église.

         b - Le signe de la croix.

Par le baptême, on n'entre pas dans n'importe quel groupe, dans n'importe quelle Église. On entre dans l'Église de Jésus Christ. C'est ce que veut dire le signe de la croix que le prêtre et tous les participants tracent sur le nouveau baptisé. Signe de la croix : signe de reconnaissance des chrétiens entre eux. Nous avons tous étés "signés" au jour de notre baptême. C'est comme une signature. Elle authentifie le geste que le prêtre, les parents, le parrain et la marraine, et tous les baptisés présents qui le désirent ont fait sur le front de l'enfant. Comme nous tous, il est désormais marqué de la croix du Christ. C'est à dire qu'il entre dans ce monde où l'Amour est privilégié, puisque cet amour va jusqu'à donner sa vie. Un jour, le papa et la maman de ce bébé lui apprendront à faire lui aussi personnellement le signe de la croix, à tracer sur son corps le signe de l'Amour ; évoquant le Père en touchant son front, le Fils en mettant sa main sur son coeur, l'Esprit de force en touchant ses deux épaules.

Personnellement, j'ai pris l'habitude, pour ce rite important, de prononcer la formule et de faire les gestes du rituel du baptême des adultes : "Reçois le signe de la croix du Christ. C'est lui qui te marque lui-même du signe de son amour. Apprends à mieux le connaître, applique-toi à le suivre, porte en ton corps le signe du salut : tes oreilles pour que tu écoutes la voix du Seigneur, tes yeux pour que tu puisses entrevoir la gloire de Dieu, tes lèvres pour que tu saches répondre à Dieu qui te parle, ton coeur pour que le Christ habite en toi par la foi. Sois marqué tout entier du signe de la croix pour que tu possèdes la vie au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit."

        c - L'imposition des mains.

Le prêtre va poser sa main sur la tête du baptisé. En même temps, il prie pour lui. Il demande à Dieu de protéger cet enfant de tout mal : du mal qui pourrait lui arriver, et du mal qu'il pourrait faire. Ce geste évoque le geste courant du papa qui met sa main sur la tête de son fils ou de sa fille, comme pour dire : Attention, c'est mon enfant. Que personne ne lui fasse du mal. Je suis là pour le protéger du mal qu'on pourrait lui faire. Personnellement j'ajoute : tout père qui se respecte est là également pour apprendre à son enfant à ne pas faire le mal et même à lutter contre toutes les forces du mal qui règnent dans notre monde. Le baptisé, en effet, devient un combattant : il devra apprendre à se battre, contre le mal dont la racine est en lui-même (c'est le combat spirituel) et contre le mal qui, dans son environnement, fait tant de ravages.

        d - Le signe de l'eau.

Pour comprendre le sens et l'importance du baptême, il nous faut d'abord nous rappeler le rôle de l'eau dans l'Ancien Testament.

L'eau est à l'origine de la vie : Lorsque la terre était encore informe, "tohu-bohu" (c'est le mot hébreu), l'Esprit de Dieu planait sur les eaux. C'est ainsi que commence le récit de la création au livre de la Genèse. C'est de l'eau, ensemencée par l'Esprit vivifiant, que naîtront tous les êtres vivants. Eau vivifiée par le souffle (l'Esprit) de Dieu, eau qui donne la vie. Eau et Esprit de Dieu sont étroitement liés. Là où il n'y a pas d'eau, c'est le désert.

Mais, si l'eau apporte la vie,

L'eau peut aussi submerger, noyer, détruireLe déluge. Lorsque les hommes, nous dit la vieille légende, étaient devenus si mauvais qu'au lieu de réaliser le dessein de Dieu en lui ressemblant, ils ne cherchaient qu'à s'affirmer eux-mêmes à la fois contre lui et même les uns contre les autres, c'est par l'eau du déluge que Dieu noya les péchés et détruisit le mal, n'épargnant que l'Arche de salut où s'abritaient le juste Noé, sa famille, et un couple de chaque espèce d'animaux.

Le passage de la mer Rouge. Lorsque l'armée du pharaon d'Egypte, l'armée des oppresseurs et des esclavagistes poursuivait le peuple de Dieu qui venait de traverser à sec la mer Rouge, refoulée par un vent puissant envoyé par Dieu, le vent tourna et la mer se referma sur l'armée du pharaon, noyant, détruisant, ensevelissant les forces du mal. L'eau submerge le péché et détruit le mal.

Donc, eau pour la vie, si elle est ensemencée par l'Esprit, et eau pour la mort, quand elle est destinée à détruire le péché, origine de toute mort. On ne peut donc pas séparer arbitrairement eau et Esprit.

Mourir pour vivre. "A moins de naître d'eau et d'Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l'Esprit est esprit", annonce Jésus à Nicodème.

C'est là, dans l'eau du baptême que le péché, qui est cause de mort, est noyé comme sous les eaux du déluge, comme sous les eaux de la mer Rouge. C'est là que jaillit la vraie vie, la vie éternelle, la vie dont vit Dieu, celle que nous communique son souffle, son Esprit. Baptême = passage de la mort à la vie, de la mort noyée par l'eau baptismale à la vie communiquée par l'eau vive, l'eau vivifiée par l'Esprit divin.

Au moment du baptême de Jésus, la nature humaine assumée par le Fils de Dieu est purifiée par les eaux du Jourdain, en même temps qu'elle est "déifiée", rendue divine par le rayonnement de l'Esprit Saint qui vient reposer sur Jésus. Désormais, le baptême n'est plus un simple symbole de purification, comme l'était le baptême de Jean, mais il fait entrer réellement dans la vie divine. "Il vous faut re-naître d'en haut."

         e - Un vêtement blanc.

Après le signe de l'eau, voici le signe du vêtement blanc dont le prêtre revêt le nouveau baptisé. Ce peut être un simple bonnet blanc, ou une écharpe, ou la belle robe blanche toute brodée que la grand'mère a sorti de son armoire, robe "de baptême" qui a servi pour plusieurs générations de frères et soeurs, de cousins, cousines ou petits cousins-cousines. Quelle est la signification de ce rite ?
Commençons par détruire une "idée reçue" : le blanc ne signifie pas la pureté, mais, dans toute la pensée biblique, l'amitié, l'intimité avec Dieu. Déjà Qohélet (9, 8), reprenant une idée de l'époque babylonienne, souhaitait ainsi à l'homme dont Dieu a agréé les oeuvres : "Que tes vêtements soient toujours blancs et que l'huile ne manque pas sur ta tête". "L'ancien des jours" de la vision de Daniel (7, 9) siégeant sur un trône de feu, porte un vêtement blanc comme la neige, de même que l'ange du matin de Pâques. C'est surtout dans l'Apocalypse que l'image est employée, une dizaine de fois. Ceux qui portent ces vêtements blancs, ou qui sont invités à les porter sont ceux qui jouissent d'une grande proximité avec Dieu. Eh oui, le nouveau baptisé devient, par son baptême, un intime du Dieu de Jésus Christ : rappelez-vous également la scène de la Transfiguration où Jésus, dans son identité de Fils, porte un vêtement d'une blancheur éclatante.

        f - L'onction avec le saint chrême.

Plus difficilement accessible à nos mentalités contemporaines, le signe que fait le prêtre en marquant le front du nouveau baptisé avec le Saint Chrème, peut devenir parlant, si nous prenons le temps d'y réfléchir. D'abord, il s'agit d'huile, et vous le savez bien, il est difficile d'effacer une tache d'huile. Sur le linge, il faut un détergent, et sur une feuille de papier, c'est ineffaçable. Le nouveau baptisé est marqué sur le front d'une marque ineffaçable : il est pour toujours marqué comme d'un sceau, le cachet qui authentifie sa dignité de chrétien.
L'huile, dans la vie courante, sert à de multiples usages. Elle sert à graisser les machines, à entretenir les rouages, à empêcher que les moteurs ne se grippent. Elle sert également aux sportifs pour tous les massages. Elle donne force, souplesse, possibilité de bon fonctionnement. C'est tout cela dont le nouveau baptisé va pouvoir bénéficier par l'onction d'huile : particulièrement force et souplesse.
Enfin, l'huile qui sert pour les baptêmes (et aussi pour les confirmations et les ordinations), c'est le Saint Chrème, qui est un mélange d'huile d'olive parfumée. Elle fait de nous, dit la liturgie, des "membres de Jésus Christ, prêtre, prophète et roi".

        g - La remise du cierge allumé.

Un cierge est allumé au cierge pascal, puis remis au nouveau baptisé, ou à ses parents, ou à ses parrains-marraines, ou mieux, à toute l'assistance. Quelle est la signification de ce rite ?
Jésus a dit : "Je suis la lumière du monde". Le cierge pascal qui brûle dans nos églises nous rappelle cette parole : le Ressuscité du matin de Pâques illumine le monde de la clarté son témoignage. Et puis, Jésus, s'adressant aux disciples, dès le début de son ministère en Galilée, leur a dit : "Vous êtes la lumière du monde". C'est pourquoi on remet ce cierge, allumé au cierge pascal, au nouveau baptisé. On passe le relai. On transmet la flamme au nouveau-né à la vie nouvelle. Désormais, il devra être une lumière pour le monde. Pas besoin d'insister beaucoup sur le symbolisme du rite : tout le monde comprend. Le feu, la flamme, c'est non seulement la lumière, mais aussi la chaleur. Symbole de la connaissance et de l'amour qui se communiquent. Eclairés, illuminés, les chrétiens ont à éclairer la route de leurs contemporains. Nous y reviendrons d'ailleurs le mois prochain, pour conclure notre recherche sur le baptême. Pour le moment, rappelons-nous seulement que dans l'antiquité, le baptême s'appelait le sacrement de l'illumination. C'est le moment, en effet, où le Christ dévoile à un homme son visage, où il devient pour lui le Seigneur. "Voilà que vous êtes quelqu'un tout à coup !" (Claudel)