Une lumière dans la souffrance en Syrie

 

Le rôle des religieuses a été et est toujours primordial

dans ce terrible conflit qui n’en finit pas.

 

            Bilan de ces 7 années de souffrance : maisons, écoles, hôpitaux, églises, couvents… ont subi des dommages considérables ; des millions de personnes, déplacées ou réfugiées ; des besoins humanitaires considérables ; une défiance entre les communautés.

            Par leur présence et leurs actions, les religieuses ont aidé la population à supporter l’insupportable. Elles ont été un signe d’espérance quand l’espoir se dissipait dans les cœurs. Elles ont ouvert leurs couvents à ceux qui ont tout perdu, sans considération religieuse ou politique. Au-delà du soutien matériel indispensable, elles offrent à chacun une écoute bienveillante et un accompagnement qui les aident à surmonter la réalité douloureuse et à poursuivre leur chemin de vie dans la foi et la confiance.

            Leur présence constitue aussi un pont de réconciliation entre les diverses religions : en tant que femmes, elles peuvent entrer dans toutes les maisons, discuter avec les mamans et les enfants qui ont ainsi l’opportunité de se confier et de parler des problèmes qu’elles affrontent.

            La vie spirituelle n’a jamais cessé dans les couvents, les sœurs invitant chaque jour les gens accueillis à prier avec elles à l’intention de la paix. Les célébrations liturgiques, les festivités ont été maintenues, tout comme le catéchisme. Par des rencontres spirituelles régulières, elles confortent les jeunes et les familles dans leurs valeurs spirituelles et évangéliques mises à mal par la guerre.

            Chaque congrégation a une présence et une vocation liées à un domaine précis. À Homs, par exemple, les Sœurs des Saints-Cœurs servent le foyer pour personnes âgées ; grâce au courage des sœurs, il n’a jamais fermé malgré sa situation dans une zone dangereuse. Avec les religieux Jésuites, elles assurent le travail social, éducatif et pastoral au Couvent Saint Sauveur. Elles ont aussi ouvert, au milieu de la guerre, le Centre Sénevé, pour enfants handicapés mentaux alors que toutes les structures d’accueil avaient disparu.

            Les Soeurs du Bon Pasteur s’occupent des femmes victimes de violences ou en prison et leur apportent aide et soutien psychologique. Les Soeurs Éphrémites gèrent un centre de soins physiothérapeutiques pour enfants handicapés physiques et mentaux.

Source : "L'Oeuvre d'Orient" - Site Internet : oeuvre-orient.fr